les pages sont toutes créées - pas encore toute complètes

mais de plus en plus riche

Le but n'est pas de présenter une nième page de conseils de culture pour les phalaenopsis, cymbidiums et autre "Cambria". Il y a d'autres lieux bien faits qui traitent de çà. Je préfère vous présenter "mes plantes", mes trucs, mes coups de coeurs...

Avant de vous parler de mes orchidées, pour comprendre mes réussites, mais aussi mes échecs, il faut vous présenter mes conditons de culture. 

La serre 

 C'est une petite serre (bien trop petite) alu et verre, 2mx3m, standard du commerce.

Elle est exposée plein sud, les pignons à l'est et ouest. l'est protégé par une haie de lauriers. Elle est placée à demi sous un cerisier, ce qui présente l'avantage d'apporter ombrage en été et de laisser passer 100 % du soleil hivernal de novembre à fin mars.
Le sol est constitué de dalles de gravillons lavés posées directement sur le sol naturel sabloneux, ce qui permet de garder beaucoup de fraicheur quand il est mouillé en été tout en permettant un nettoyage aisé et indispensable. 
 

En hiver j'assurai une isolation : film bulles double épaisseur, doublé  intérieurement d'un voile d'hivernage. Ce dispositif, complété par un radiateur électrique à bain d'huile et une ventilation forcée par un extracteur type vmc en circuit fermé dans la serre permettait de garantir des températures minimales de 10°C tout en évitant le confinement.
L'hiver 2006/7  j'ai investi en plus dans un radiateur souflant.  Réglé en position ventilateur tant que le froid n'est pas trop vif, il est réglé en chauffage depuis le 10 décembre. Résultat : meilleure circulation d'air - c'est très important pour prévenir des pourritures -  et moins de risque de panne de chauffage. parallèlement, comme j'ai investi pas mal cette année en petites choses fragiles et plutôt aimant la chaleur, je vise une température plus élevée, de l'ordre de 15 °C pour le moment.
Pour l'hiver 2007/2008 j'ai transformer la serre en doublant de l'intérieur par des plaques de polycarbonate triple épaisseur. le résultat est spectaculaire puisque je me retrouve de fait avec une serre triple vitrage bien plus lumineuse et bien plus isolée, les températures mini passent de 10/12 à 14/15 et çà change beaucoup de choses
Plus lumineux veut aussi dire que les journées hivernales ensoleillées chauffent bien plus -  des température de 30 à 35°C ne sont plus rares - au point qu'il me faut maintenant installer l'ombrage externes dès la mi février.
 
En été  (dés la mi février maintenant, j'installe une ombrière fait d'une toile d'ombrage qui déborde largement coté sud de la serre pour recevoir à l'extérieur les plantes que je sort et les bonsaïs qui n'apprécient pas trop le plein soleil.
J'ai tester les "blanc d'ombrage" pendant quelques années : les résultats sont très satisfaisants si le produit est de bonne qualité. Il y a quelques années je suis tombé sur un produit plus que médiocre qui partait à la première averse. Angoisse deux jours avant de partir pour le Maroc, car sans protection en 15 jours au printemps c'était la salade cuite au retour. J'ai "bricolé" en urgence avec une protection interne à base de toile de jute pour cette période, et je suis passé à la toile d'ombrage pour la suite.
pour revenir sur l'épisode "mauvais blanc d'ombrage" - en en discutant avec un amis professionnel je compris d'ou venait le mal : l'aéroport n'est qu'à peu de distance, on reçoit ici peu mais régulièrement des résidus de kérosène qui graissent les vitrages -   comme mon lavage était sommaire, la pellicules grasse n'a pas permis au blanc d'accrocher...je retire donc ma critique sur ce produit. 
 
En principe je passe directement de la phase protection hivernale à la protection estivale et réciproquement de telle sorte que la serre n'est pratiquement jamais sans protection d'une sorte ou de l'autre. 
 
 
 

Les arrosages se font à la main en  hiver, en semi automatique de mai à septembre, et en automatique durant mes absences estivales de plus de 24 heures (là aussi, il peut y avoir des pannes, mieux vaut avoir un voisin qui s'assure que tout va bien et peut sonner l'alarme et intervenir en cas d'incident)
 
Pour les arrosages manuels j'utilise un pulvérisateur de 10l à pression préalable muni d'une buse courte que j'ai du bricoler car on ne trouve que des lances longues dans le commerce.
ce système , toute l'année est utilisé pour arrosé / engraisser les plantes montées.
 
l'arrosage estival est constitué d'un systèmes de micro-asperseurs de type "gardena " relié au réseau de la ville par un système de programmeur adapté.


Je me refuse à confier les arrosages à une tierce personne : d'une part je trouve incorrecte de faire supporter les inconvénients de ma passion à quelqu'un qui n'a rien demandé, d'autre part, entre les trop, trop peu...seuls les "spécialistes" peuvent doser. Enfin, la perte d'une plante est toujours possible, surtout si comme chez moi il y a toujours une infirmerie pour sauvetage des plantes en perdition ("tien, toi qui sais, tu ne veux pas essayer de la sauver !"), et il n'est pas utile d'en faire porter la responsabilité (culpabilité) sur un voisin bienveillant.
 
 

SUBSTRATS

 
 
Chaque orchidophyle développe ses petites habitudes. Les substrats deviennent assez vite une réelle préocupation :
 
Comment trouver celui qui convient le mieux, qui soit à la fois durable pour ne pas rempoter trop souvent, avec une bonne rétention en eau mais qui ne soit pas non plus une véritable éponge, qui soit bien aéré et qui  le reste au fil des mois...et qui soit productible , économiquement acceptable...
 
J'ai donc développé "mon" substrat, qui somme toute n'est pas follement original puisque sa base est constituée d'écorces de pin broyées.
 
L'écorce de pin provient des forêts environnantes, ce n'est pas ce qui manque au nord des Landes de Gascogne, à la limite du Médoc. Quand je suis un peu moins courageux : j'achète en jardinerie en prenant grand soin à ce que j'achète : pas de "couleur", le minimum de déchets de bois et de liber, une granulométrie  affichée. (jamais au grand jamais de "terrau spécial orchidée" toujour constitué d'un peu d'écorces et de beaucoup de tourbe dont une grande partie tombe en poussière pour constituer un milieu fermé et gorgé d'eau.
Les écorces sont ramassées de préférence à la base des souches après abatage. ces écorces sont épaisses, celles qui se détachent facilement viennent d'arbres abatus depuis des années et ne renferment plus d'essences ni traces de résines. Je les garde en général un an , stockées en plein air sous toutes les intempéries avant de les utiliser. De la sorte je n'ai encore jamais rencontré de problème de parasite ou autre maladie.

Mes écorces sont coupées si besoin  ( à la main...) pour avoir la bonne granulométrie : fine pour les orchidées à racines filiformes, plus grosses pour les cymbidium et autres plantes à racines épaisses.
J'y ajoute comme "bonificateurs"  de la perlite  (~5%) pour sa rétention en eau, sa durabilité et sa capacité à garder le mélange ouvert même lorsque les écorces commencent à se dégrader. 
Ceci constitue mon mélange de base standard. 
 
Occasionnellement, pour des cas particuliers ce mélange de base est aménagé par adjonction d'autres matériaux :
De la pouzzolane, mêmes propriétés que la perlite, mais plus gros. Cette roche volcanique poreuse est cependant très agressive avec ses nombreuses arêtes vives - à éviter sur les plantes à racine tendres comme les phalaenopsis.
De la sphaigne pour sa merveilleuse rétention en eau et en air, contrebalancée par une durabilité médiocre.
Des racines d'osmonde royale (dont le prélèvement est interdit mais que je cultive) pour la grande afinité des racines d'épyphites avec ce matériaux, sa durabilité relative et sa forte rétention d'air.

j'ai écarté de mes substrats l'usage de  laine de roche et billes d'argile, mousses de polyuréthane, polystyrène expansé... non pas que ces matériaux ne soient pas biens, mais c'est un choix de limiter la sélection pour assurer un suivi reproductible.

Dans mes fiches, sans autre indications,  j'utilise mon mélange "standard". Les cas particuliers sont précisés.
Enfin, dernier substrat et non des moindres : les plaques de liège pour les orchidées montées.
J'ai la chance d'avoir trouvé près de chez moi un ou deux sites de chênes liège non exploités, avec des arbres morts couchés dont le bois a quasiment disparu, reste des troncs entiers constitués uniquement de l'enveloppe de liège - une bénédiction. 

ENGRAIS

 
 
Les orchidées ont un petit appétit, leurs habitudes épiphytes ne les ont pas préparées à des menus copieux. Ces mêmes habitudes les ont préparées à absorber de la nourriture de façon régulière dès que les conditions d'humidité et de température sont favorables.
Les orchidées se portent mieux si elles ont en permanence de quoi grignoter, mais en petite quantité pour ne pas endommager les racines.
L'option serait les apports quotidiens d'engrais à faible dose. C'est ce que pratiquent les horticulteurs "industriels", avec tous les automatismes qu'on peut imaginer, y compris la gestion informatisée des micropompes et dosages.
La diversité de mes plantes (et mes moyens) ne peut se satisfaire de cette technologie. j'ai opté pour la solution du fainéant : les engrais encapsulés à diffusion lente (type rosier, fraisier, géranium...en favorisant les formules enrichies en oligoéléments)
Ces engrais (de type osmocote) diffusent par osmose à travers une paroi poreuse. la capacité de diffusion est optimale avec des température de 18 à 25°C. elle est d'autant plus forte que le milieu plus humide et est pauvre en minéraux.  Cet engrais est donc délivré aux moments les plus favorables à la croissance des orchidées.
les arrosages , toujours abondants, éliminent les éventuels excès de sels du substrat.

l'osmocote est incorporé au substrat lors des rempotages. La dose suffit pour une année de culture. Les années sans rempotages, quelques billes réparties sur le substrat procurent l'engrais pour une année .

Il faut tout de même signaler ici que ce procédé n'est pas universel : quelques orchidées n'apprécient pas (du tout) ce régime - elles sont signalées dans leurs fiches.
Ce procédé n'est bien sur pas adapté aux plantes cultivées sur plaques ou à racines nues pour les quelles j'utilise des engrais solubles équilibrés en N P K, engrais soluble "Peters" utilisé à faible dose dans le pulvérisateur qui assure aussi les arrosages : une dose un remplissage sur deuxvoir plus souvent.

Bien sur ceci est ma méthode. j'obtiens de bons résultats comme çà. Ça ne signifie pas que d'autres procédés soient mauvais. Simplement c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas "oublier" trop souvent de nourrir mes plante.
J'ajouterais à ceci le fait de disposer d'une eau, au robinet , d'une excellent qualité, ni trop douce, ni trop dure. (la qualité de l'eau est un facteur essentiel pour qu'un engrais puisse exprimer ses principes actifs vis à vis d'une plante.

Les fiches de l'OPEA


Principaux fournisseurs

mes toutes premières orchidées ont été achetées en grande surface (Carrefour, Leclerc....) comme pour presque tout le monde, rapidement complétées par quelques hybrides classiques trouvés en jardineries.

J'ai au fil du temps installer une , disons , reconnaissance mutuelle avec les responsables  "orchidées" de certains établissements  : Pépinière Lelann à Gradignan et jardinerie Dupoirier à Saint Médard.
un grand nombre de mes "défleuries" viennent de là, mais aussi quelques hybrides classiques et quelques botaniques.

Mes premiers achats par correspondance: catalogue Lecouffle et Vacherot-Lecouffle, incontournables pour des débutants, mais finalement assez peu d'achats chez eux.

Exofleur, qui n'existe plus aujourd'hui, avait le privilège du "local de l'étape", en tant que Toulousain on le retouvais régulièrement lors de manifestations - je m'y suis assez largement fourni.

Puis, mais c'est aussi sans doute lié à l'évolution + botanique de ma collection, j'ai fait  confiance à "la Canoppée " et à "Buscal Orchidées" ce dernier vient de nous informer qu'à compter du 11/11/2007 il cesse toute activité en direction des particuliers. et le premier m'a assurer une grosse livraison dont je n'ai pas été satisfait

Heureusement d'autres "fournisseurs" ont donné signe de vie  avec la fourniture de plantes de bonne qualité dans un rapport qualité /prix satisfaisant : l'Orchidium, Nardoto et Capello, Italien avec qui on peut converser en Français , expédie par chronopost et accepte les moyen de paiement français du fait de sa proximité avec la frontière. Albert Falcinelli qui n'a pas de site mais un mail

Mais aussi , au fil de rencontres agréables : "Pot d'Or" en Guadeloupe,  Grazianno...des pros, passionnés qui ne m'ont pas du tout aider à "oublier" les orchidées


Dernières sources, et non des moindres, les autres amateurs avec qui je pratiques des échanges de plantes , mais aussi d'avis de connaissances, d'expériences...à travers une association, l'OPEA, Orchidées et Plantes Exotiques d'Aquitaine (réunions mensuelles, bourses d'échanges, expo...) et un forum, Orchidée.fr, ou, entre amateurs, des liens se tissent et des échanges se pratiquent.


 La dernière exposition de Bordeaux fut bien entendu une source de tentation mais j'ai aussi succombé d'autres fois :
 les dernières arrivées :

Brassavola cucullata, Brassavola perrini, bulbophilum medusae, catasetum maculatum, Cirrhea dependens, cischwnfia dasyandra, Coelogyne dayana, Coryanthes leucocorys, Cycnodes "wine delight", Cymbidium devonianum, Cycnoches cooperi, Laeliocatleya Kupferprinz, Lockhartia lunifera, Miltonia flavescens, Odontobrassia Billabong, Odontoerttia Mandarine, quelques hybrides "noirs" de paphiopedilum maudiae, phalaenopsis hybrides : Monte Carlo et Xerxes, Phalaenopsis botaniques : kunstleri, cochlearis et pulchra, promanea xanthina, renanthera sorei et citrina, Rossioglossum grande et insleayii, un rhyncholaelia sp, Rhynchostylis coelestis, Sedirea japonica et tuberolabium quisumbingii. 

vous comprendrez que je remplisse pas de fiches pour ces plantes, quelques mois de reculs sont encore très insuffisant, même si, grace à la qualité des plantes reçues j'ai déjà pu profiter de floraisons spectaculaires.


Les ORCHIDEES :  mes plantes,  culture ,  photos et commentaires



CLIQUER SUR LES LIENS :

 A - Aeranthes Aerangis Angraecum Ascocenda Amesiela

  B -Barkeria Bletilla Brassavola Brassia

 C -Cattleya et hybrides Cirrhopetalum Chysis Cochleanthes Comparettia Coelogyne Cymbidium Cypripedium

 D -Dendrobium Dendrochilum Dichaea

 E -Encyclia Epidendrum et hybrides

 G -Gastrochillus - Gongora

 H -Helcia  - Holcoglossum

 J -Jacquiniella Jumellea

 K -Kerfestenia

 L -Laelia et hybrides Leptotes Liparis Lycaste

 M -Maxilaria Masdevalia Microterangis Miltonia et hybrides

 N -Neobathiea Neomoorea Neobenthamia

 O -Oeceoclades Oncidium et hybrides Oeniella

 P - Pescatorea Phalaenopsis Pleione Plectrelminthus Pleurothallis Promenaea Psychopsis

  Phalaenopsis et paphiopedilum

 R -Rhynchostylis

 S -Sarcochilus Stanhopea

 T -Tetramicra

 V -Vanda



Voici 2 exemples de mes fiches de culture. Ces documents sont créés sous word et je gère chaque plante au jour le jour en mentionnant, sous forme de symboles, les principaux évènements, stade de croissance, floraison, rempotage, traitements , attaques de parasites..., classement alphabétique en classeur.
 
j'utilise le même type de fiche pour toutes mes plantes. çà fini par constituer une banque d'informations remarquable. Je regrette simplement aujourd'hui d'avoir détruit un grand nombre de fiches suite à des pertes de plantes : les échecs sont source d'information bien plus riches que les réussites.
J'ai beaucoup appris - et donc subi un grand nombre d'échecs.